Revue Marketing & Communication (anciennement Market Management - Editions ESKA) dirigée par le Professeur Denis Benoit
Ce numéro est dirigé par Karine Berthelot-Guiet, Professeur des universités / Paris-Sorbonne - GRIPIC-CELSA ; co-dirigé par Denis Benoit, (Professeur des universités / Montpellier 3 - LERASS) et Christian Marcon, (Maître de conférences/HDR / Poitiers - I.A.E./CEREGE – Directeur de l’ICOMTEC)
Les réflexions sur la marque sont, en France, un domaine, restreint et relativement récent. On peut dater l'émergence de ce type de question dans la pensée française au tournant des années 1980/1990 avec la parution, en 1989, d'un premier ouvrage vite devenu référent : La marque capital de l'entreprise (Kapferer et Thoenig, Paris, Mc Graw-Hill).
Dossier coordiné par Gwenaële Rot, Anni Borzeix, Didier Demazière
Les propositions de contribution prendront la forme d’un texte de 8.000 à 10.000 signes (hors bibliographie). Ce texte présentera le sujet abordé et son positionnement dans la littérature, l’enquête empirique et les matériaux, les résultats attendus.
Les propositions doivent être envoyées sous format électronique au secrétariat de rédaction de la revue avant le 31 mai 2012
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Le travail se fait non seulement avec des gestes mais aussi avec des mots. Action productive et action symbolique sont inextricablement liées. Ce constat est bien établi désormais, grâce notamment aux recherches développées depuis les années 1980 par l’équipe pluridisciplinaire réunie au sein du GDR Langage et travail, qui a fait du langage en situation de travail son objet d’étude. Les changements en entreprise tels qu’ils étaient identifiés à l’époque (informatisation, montée en puissance des services, d’une économie de la connaissance), motivaient l’intérêt porté à cette « part langagière du travail »1, dimension par trop négligée dans les recherches en sciences sociales en général et en sociologie du travail en particulier. La prise en compte du « rôle du langage dans l’accomplissement des activités productives » (ibid.) s’est enrichie d’un intérêt croissant pour les pratiques d’écriture au travail et pour la place de l’écrit dans cet accomplissement. En ce sens on peut ajouter que si le travail se fait avec des mots, ces mots sont souvent des mots écrits.
L’objectif du numéro lancé par Sociologie du Travail est d’explorer cette piste d’analyse afin d’interroger, à partir de recherches empiriques récentes, la place des activités d’écriture dans le travail, à l’époque contemporaine comme dans ses transformations historiques. Au-delà de cet objectif descriptif, on se demandera si et comment ces pratiques – grâce aux traces matérielles qu’elles nous livrent - peuvent servir d’analyseur sociologique non seulement de l’activité mais aussi, plus largement, de l’organisation du travail.
4ème édition des journées Management des Technologies Organisationnelles
Workshop MTO’2012
Impact des réseaux numériques dans les organisations ?
04 et 05 octobre 2012
Ecole des mines d’Alès – Site Georges Besse à Nîmes
L’extraordinaire développement des réseaux numériques est en train de modifier les relations entre acteurs dans les organisations. Les utilisateurs de ces collectifs échangent données, informations et connaissances. Ils tissent des liens à l’intérieur comme à l’extérieur des entreprises et organisations, qui modifient de façon implicite ou explicite les équilibres (pouvoir, décisions, fonctionnement, etc.). A travers les technologies numériques, des communautés et collectifs se forment, évoluent, disparaissent.
Entre les conférences MTO’2011 (plus de 80 participants en mars 2011 à Nîmes) et MTO’2013 (qui se déroulera sur le site du Groupe Sup de Co Montpellier Business School en mars 2013), le workshop MTO’2012 a pour objet d’approfondir, dans une approche interdisciplinaire (sciences et technologies de l’information et de la communication, sciences de gestion, sciences humaines et sociales), la réflexion autour de plusieurs questions : Comment se mettent en place et évoluent les dynamiques de réseaux à l’intérieur et à l’extérieur des organisations ? Quel est le rôle des technologies numériques dans l’évolution des collectifs ? Quel est l’impact des technologies organisationnelles sur l’efficacité, l’efficience des collectifs ?
Nous avons le plaisir de vous informer de l'ouverture du séminaire "Méthodes de recherche en information et communication " (Mic), animé avec Hélène Bourdeloie (UP13, Labsic), dont la perspective est de contribuer à nourrir la réflexion épistémologique en sciences de l'information et de la communication, en demandant à des chercheurs d’exposer leur « méthode » de recherche sur l’information et la communication, et de la mettre en débat. Ce séminaire atelier est organisé avec le soutien du Labsic (Université Paris 13) et du Costech (UTC).
Notre époque se caractérise par un développement exponentiel des savoirs ainsi que par une compréhension élargie du monde et des êtres qui nous entourent.
Néanmoins, cette accélération du cumul des connaissances s'accompagne presque inéluctablement d'une forme de fragmentation des savoirs. Si les scientifiques du XVIIIe siècle pouvaient se livrer à la fois aux mathématiques, à la physique, à la biologie pour aborder en dernier lieu la philosophie, ceux du XXIe siècle s'écartent bien souvent de cette démarche au profit d'une spécialisation toujours plus aiguë.
En France, la mise en place récente d’organismes d'évaluation de la recherche donne aux scientifiques une raison de plus d’adopter des spécialisations toujours plus pointues car moins risquées et plus valorisantes en termes de reconnaissance institutionnelle et d’avancement de carrière. De même, les récentes récompenses individualisées octroyées par les institutions pour encourager le mérite ou la productivité, en oubliant ou en négligeant la dimension collective du travail de recherche, favorisent l’individualisme et risquent d’empêcher le partage des connaissances et la mise en commun des compétences, éléments majeurs à d’éventuelles solutions aux problèmes mondiaux : l'intelligence collective.
Evidences invisibles : approches transdisciplinaires de la singularité dans la communication interculturelle
Journée scientifique organisée à l’université Paris Ouest le mercredi 19 décembre 2012
Il y a vingt-cinq ans, l’ethnologue française Raymonde Carroll ouvrait la voie à une approche de type anthropologique sur ce qu’il est convenu d’appeler, aujourd’hui, l’interculturel. Elle tentait de comprendre ce qui sépare « Américains et Français au quotidien » en fondant son enquête sur les témoignages de divers « informants » interrogés des deux côtés de l’Atlantique. Tous avaient une anecdote à raconter sur un malentendu survenu à la suite d’un échange qui avait révélé un malaise ou bien un désaccord plus profond, sans qu’il y ait barrière de la langue. Tous avaient mésinterprété chez l’autre, conjoint, ami ou collègue, ces « évidences invisibles » qui sous-tendent nos comportements le plus souvent à notre insu et que nous croyons partagées par ceux qui nous sont proches.
À l'occasion du lancement de sa nouvelle formule bi-annuelle, la Revue européenne des sciences sociales (European Journal of Social Sciences), émet un appel à publication pour l'année 2012, pour ses numéros non thématiques 50.1 et 50.2.
"la communication, dimension oubliée de l’intelligence économique"
Dossier coordonné par Nicolas Moinetet Thierry Libaert
L’intelligence économique est une habileté à comprendre finement et globalement un environnement complexe et à prendre la bonne décision. Maîtrise de l’interaction, elle pose la question de l’action collective ou action organisée dans l’optique du couple information/action dont la clé se trouve dans la génération de connaissances actionnables.
Transposition du terme anglo-saxon competitive intelligence, l’intelligence économique est officiellement née en France au début des années 90. Mais si l’ère des pionniers est bien terminée, tout indique que l’intelligence économique n’a pas encore atteint sa maturité. Maturité professionnelle mais aussi, et surtout, maturité intellectuelle ou académique. Car les errements théoriques expliquent en grande partie les défaillances pratiques. L’intelligence économique s’inscrit scientifiquement et pragmatiquement dans les sciences humaines et sociales. Née en dehors du cadre académique, elle s’y est néanmoins développée dans une logique de marginalité au carrefour de plusieurs disciplines : le couple sciences de gestion/sciences de l’information et de la communication pour le cœur mais aussi les sciences économiques, politiques, juridiques pour la périphérie et – bien que cela reste encore embryonnaire – la psychologie sociale ou la sociologie.
Dossier coordonné par Françoise BERNARD (Université de Provence, France) et Vincent MEYER (Université de Lorraine, France)
Les méthodes expérimentales sont aujourd’hui mobilisées en Sciences de l’Information et de la Communication (SIC). Les coordinateurs du dossier « Méthodes expérimentales en communication » proposent dans ce numéro un point d’étape. En effet, dans un ensemble de disciplines relevant des Sciences humaines et sociales, l’intérêt épistémologique de ces approches et leur complémentarité avec d’autres sont largement reconnus. En SIC, et notamment en France, dans quels cadres théoriques, pour quels objets, à quelles conditions ces méthodes se déploient-elles et s’avèrent-elles pertinentes ?
Le développement durable, l’éthique économique et la respon- sabilité sociale des entreprises (RSE) sont restés longtemps à la marge des travaux de recherche en sciences sociales. Considérées comme des thématiques ontologiquement et socialement inférieures, elles ne mériteraient pas l’investigation problématique. Bien souvent, elles ne sont évoquées qu’en vue de les fustiger : les actions en matière de RSE, de plus en plus nombreuses, ne seraient que des outils de séduction, au service de l’image des entreprises, sans effet réel attendu.
Communication et Management Stratégique est une étude et une réflexion sur la place de la communication dans un contexte de changement organisationnel. En se basant sur un exemple concret, l'auteur montre le rôle que la communication peut jouer dès lors qu'elle se met au service du management stratégique. Dans ce cadre, elle s'organise autour de la mise en acceptation du changement et de la construction de la nouvelle représentation de l’entreprise. Les dirigeants utilisent parfois un "discours de conviction dogmatique" pour expliquer le changement et le faire accepter aux salariés. L’analyse sur le terrain montre que les individus sont guidés par des logiques propres dans leur représentation de l’entreprise et se servent d’autres canaux pour se forger une opinion.
Bien au-delà de la pathologie complexe qui la caractérise, la maladie d’Alzheimer – par les expertises qu’elle convoque et les représentations qu’elle génère – devient un sujet qui occupe désormais largement l’espace public. Des images troublées et des réalités morcelées qui, de proche en proche, incarnent un mal vieillir dans notre société, tel est le constat posé par l’Association mosellane d’aide aux personnes âgées et handicapées (AMAPA) et le Centre de recherche sur les médiations (CREM) de l’université Paul Verlaine-Metz ; constat qui a présidé à l’organisation de journées d’étude en 2010, associant des professionnels de la maladie d’Alzheimer et des universitaires. Celles-ci ont permis de mettre au jour les tensions existantes entre les pratiques quotidiennes en institution ou avec des aidants, et les représentations véhiculées autour de cette pathologie. Ainsi, encore pensée dans son hétérogénéité, la prise en charge de la maladie d’Alzheimer implique-t-elle plus que jamais que soient associées ses dimensions interpersonnelles, sociales, techniques et éthiques, en lien avec des dispositifs d’information, de communication et de médiation.
Revue Internationale Communication sociale et publique
Numéro 5 : L’organisation en mouvement (2011)
La Revue internationale de communication sociale et publique vous offre son nouveau numéro. Dans cette parution portant sur le thème de « L'organisation en mouvement », nous vous proposons de suivre plusieurs recherches qui tentent de rendre compte de l’évolution, du mouvement de l’organisation qui se crée dans l’action et se traduit dans les pratiques. Elles rendent bien compte de la difficulté d’échapper à la nécessité d’étudier l’organisation au travers de ses acteurs ou actants et de leurs logiques. Pourtant, les actions de ces derniers s’inscrivent dans des processus marqués par le temps qui influence leurs interprétations et par conséquent la conception des organisations. Les auteurs que nous vous présentons dans ce numéro travaillent avec ces défis méthodologiques et conceptuels et cherchent à rendre compte de l’organisation en mouvement.
38 | 2010 Management de l’évaluation et communication
Chère collègue,
Cher collègue,
La faveur que connaît la thématique de l’évaluation, depuis une dizaine d’années en France, tant auprès des professionnels concernés que des milieux de la recherche en sciences humaines et sociales, est liée à son inscription dans divers dispositifs réglementaires, dont la Loi d’orientation pour la loi de finance (LOLF) de 2001, entrée en application complète en 2006. Cette vogue de l’évaluation s’alimente de la création d’un véritable marché européen des agences d’évaluations dont l’accumulation est spectaculaire - ANESM, AERES, ARS, ANAP, ADEME – et qui manifestent une tendance à la dévolution massive des missions régaliennes de l’état à des organismes de droit privé. L’évaluation est, dans ce contexte, devenue une obligation réglementaire pour les professionnels des secteurs des services aux personnes – santé, enseignement, social, médicosocial – et des administrations publiques, qui doivent mettre en place des modalités d’évaluation de leur performance, comprise comme capacité à tenir les budgets alloués annuellement ou selon des contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens.